Vlog – Alien Covenant, bon film déjà mal aimé

Grand amoureux de l’univers de Ridley Scott, je ne pouvait décidément pas passer à coté du nouvel opus de la saga Alien. Pour marquer le coup comme il se doit, je vous en propose même une vidéo 100% spoilers pour vous livrer mon avis. Dès sa sortie le film se fait tailler par la critique et par les spectateurs. Mais mérite-il ce destin tracé d’avance ? tout comme Prometheus avant lui, Alien Covenant n’est pas un film parfait, mais il mérite le coup d’œil, et je vous livre mon avis en vidéo !

1 thought on “Vlog – Alien Covenant, bon film déjà mal aimé

  1. Beaucoup ont critiqué que ce n’est pas Alien 1 numéro 2…Tant mieux! Sinon vous auriez crier au plagiat! Le but du film est différent tout le monde a trop vu la bestiole déjà, plus aucun intérêt de refaire du faux suspens en le bourrant de screamer et autres techniques passées de mode pour un film qui n’a pas le même objectif..
    D’autres ont critiqué que les acteurs ne font office que de chair à canon, ne sont pas assez travaillés et ont des réactions « stupides »…D’une il faut caser tous ces personnages dans le film, 2, leurs réactions sont cohérentes avec leurs personnages même si parfois limites, et 3, faire passer l’homme comme indigne de la caméra de Scott est peut-être le but de ce préquel non?
    Ils n’ont pas de casques donc se font contaminer comme des cons lit on souvent…Dans le film, il est clairement dit que l’analyse toxicologique a été effectué par Mother, donc ou est la bêtise??? Seul une personne est une scientifique dans ce film, la biologiste, le reste sont des pilotes, managers, techniciens et soldats. Je rappel que dans Alien 1, ils débarquent sur un monde hostile sans armes avec des casques et sans analyses clair du Nostromo de l’environnement de la planète lv426…Ont ils été massivement critiqués à l’époque pour cela????NON. Et le premier qui met sa tête dans l’oeuf et les autres victimes ayant aussi été imprudents dans le contexte en son temps, non plus!
    Au niveau de l’ambiance, le malsain, l’angoisse, le beau, l’horrible, l’action et la découverte se côtoient habillement. Non, le suspens de Alien 1 est moins présent car on a trop vu la bête dans les précédents opus et ça n’avait plus d’intérêts de refaire du film de couloir et de suspens. On a affaire à une fresque horrifique unique avec Covenant. L’ambiance sonore accompagnant le tout à « merveille ».
    De plus, énormément de monde passe à côté de la seconde lecture du film traitant respectivement, de la relation mère père fils et complexe d’oedipe, et plus loin la relation du père avec les religions patriarcales. Nous avons une épopée artistique, psychologique, religieuse, humainement et spirituellement nihiliste incomprise par beaucoup.
    La première scène met en scène David (un grand blond au yeux bleus) et Sir Weyland face à l’Olympe et aux interrogations face à la création (artistique, des divinités et de l’Homme). David montre les premiers signes d’omnipotence quand il défie en quelque sorte ses créateurs en jouant l’entrée des Dieux au Valhalla et rappel son immortalité à son créateur. Ses traits qui deviendront d’ailleurs plus tard les signes de perversion et psychopathie.
    Ensuite, le meilleur acteur et plus primé du film meurt sans avoir eu le temps de jouer, brûlé dans son caisson cryogène. Et tout le monde prend cela comme une maladresse…Un personnage important du nom de Jacob (menant des colons) meurt brûlé d’une fuite de gaz dans une boîte après qu’un grand blond aux yeux bleus ai demandé l’ouverture d’urgence des caissons…le double maléfique prêchant l’eugénisme en tentant de créé la créature parfaite, écoutant du Wagner et jouant une oeuvre traitant de la mythologie Nordique…Suis je le seul qui ai remarqué la référence à l’idéologie nazi?????
    Nous avons aussi le rapport au fait que Jacob qui est le copain de Danielle est fan d’escalade en montagne et le terme de ne pas faire le varappe en solo sera repris par le second chef assumant une foi aveugle qui mènera l’équipage au chao. Je rappel au passage le premier plan avec l’Olympe où siège les Dieux …à questionner.. ou détrôner plutôt.
    Pour l’équipage qui se fera contaminer et massacrer parfois pour ce qui est pris pour de l’imprudence et de la bêtise, nous avons la une partie du sens premier de Covenant qui est une critique violente de l’humanité en générale. L’Homme ne mérite que peu de considération derrière la caméra de Ridley, seul l’androïde et Danielle ont son estime. L’Homme comme les Dieux ne sont pas bons, porteurs des vices dont la finalité est l’Alien, David finira d’ailleurs par les imités.. pour le pire. C’est une dystopie face à la spiritualité, l’humain et leurs dieux. Seul le malsain et le macabre est sublimé et splendide. L’homme et donc l’équipage ne mérite donc que ce qu’il mérite envoyé au charbon par un chef en second à la foi rigide et peu d’humanité (qui refuse de faire le deuil des victimes de l’accident au début car pour lui c’est inutile et ne sert en rien aux objectifs de sa foi).
    Je passe sur les scènes d’actions efficaces, la relation de David à sa création, son enfant « l’Alien », son besoin de ressembler à sa perception de ses créateurs et son absence de mère qu’il finira par « épousé » à la fin du film (Mother), le fait que les oeufs sont une extensions de la matrice d’Elisabeth Shaw qu’il considéra surement comme un substitut à sa mère en son temps,l’homosexualité et le désir d’amour de David, et l’apologie des oeuvres de Giger mis en scène tant dans l’exposition du corps d’Elisabeth, de l’exposition du laboratoire de David et dans la mise en scène des 2 premières morts par l’organisme.
    Le film fini même par se connecté à la 2e lecture d’Alien avec la scène de la douche où je rappel que l’Alien représentait principalement la peur de la sexualité de H. Ripley. Nous voyons bien que les 2 victimes commettent l’insulte suprême face à ce gimmick freudien à savoir se reproduire..Chose que l’Alien va nous rappeler en simulant la pénétration avec sa queue puis en tuant en premier l’Homme en lui croquant la cervelle au sens propre comme au figuré.
    Alien Covenant est donc un film qui ne doit rien à personne et encore moins au faux fans de la série qui ont commis l’irréparable erreur de vouloir s’identifier à un personnage humain dans une fresque magnifiquement nihiliste et unique sur l’Homme.

Laisser un commentaire