• Accueil
  • /
  • Jouer
  • /
  • Critique – Tales of Berseria, un bon « Tales of » ?

Critique – Tales of Berseria, un bon « Tales of » ?

Depuis plus de 20 ans la série Tales of a su s’imposer comme une valeur sûre dans le J-RPG. Cependant tous les titres ne sont pas égaux en qualité. Nous savons eu des épisodes fantastiques comme Tales of Symphonia, Graces f et des moins bons comme Zestiria ou Heart. La question ici est simple : Tales of Berseria se place-il comme un incontournable de la série Namco-Bandai ?

Un plat qui se mange froid

Au travers d’un prologue de 1-2h faisant office de mise en place on incarne Velvet Crowe. La jeune fille vit avec son demi frère Artorius et son petit frère malade Laphicet. Sans rentrer dans le gros gros spoil, une tragédie a lieu un soir éclairé d’une lune rouge sang. Son frère meurt, Velvet se transforme en démon et n’a qu’une idée en tête : tuer Artorius.

Très vite cette quête de vengeance va donner lieu à des rencontres inattendues pour constituer la traditionnelle équipe de J-RPG. Chaque protagoniste rencontré à droit à « son moment » et étoffe un peu plus le background du jeu. Sur la forme on se retrouve avec une exploration assez dirigiste mais plaisante. Les joueurs ayant déjà fait l’épisode Graces f ne seront pas dépaysés de constater l’absence de worldmap ou de quêtes annexes. Techniquement, le jeu a beau tourner sur Playstation 4 on ne peut pas dire que l’on repousse les limites de la bête. Encore une fois la série Tales of ne s’est jamais voulue en avance graphiquement.

Tales of Berseria Velvet

La quête de vengeance de Velvet porte le jeu jusqu’à la fin. Une belle réussite !

Artes Attack

Tales of Berseria tente quelque chose de nouveau avec son système de combat. Chaque personnage se voit attribué par ses statistiques et son équipement un quota de cristaux à dépenser en artes ou en coups à porter. Vous pouvez attribuer une série de 4 attaques par touches de la manette pour autant de combos possibles en variant les boutons pressés. Ce système de combat étant un dérivé du très naze système implanté dans Zestiria ne vous attendez pas à des miracles. Stratégiquement le jeu est à la ramasse et une fois que vous avez trouvé la bonne combo à spammer devant un boss vous n’avez plus beaucoup d’efforts à faire.

Même si les affrontements auraient pu être clairement mieux je n’ai pourtant jamais ressenti de lassitude dans mon farming. Le système de multiplicateur de dégâts proportionnel à la durée de la combo et les différentes attaques spéciales aidant beaucoup. D’ailleurs pas besoin de farmer toute une vie pour avancer dans le jeu, l’xp tombe très facilement et il suffit de quelques combats « liés » entre eux pour obtenir un bonus conséquent. J’ai joué toute ma partie en difficulté « normale », nombre de game over : zéro.

En parlant de temps de jeu, on passe également énormément de temps dans les menus. Améliorations, cuisine, gestion des potions… Pas mal de petites choses vous feront régulièrement appuyer sur start. Et même si tout n’est pas égal (la cuisine est naze par exemple) cela reste un élément essentiel pour une aventure sans accrocs. Je me suis particulièrement bien amusé avec le système d’améliorations. Mais clairement dans la gestion de l’inventaire certains détails agacent : pourquoi (par exemple) ne pas détailler les bénéfices du changement d’équipement ? Certains aller retour entre les menus auraient pu être évités de façon toute bête.

Tales of Berseria Battle

Pas extraordinaires, les combats ont le mérite d’au moins ne pas être rébarbatifs.

Démons & Merveilles

Présentes dans presque tous les opus de la saga, les saynètes de Tales of Berseria sont particulièrement présentes. Ces petites séquences animées en plan fixe renforcent les interactions et les relations entre les personnages. Pour l’occasion, ces petites « pauses dialogues » ont été retravaillées et sont beaucoup plus plaisantes à lire. Allergiques aux textes passez votre chemin, Tales of Berseria en est bourré ! Je pense que sur mes 40h de jeu j’ai dû passer 15h à lire. Et même si ça en rebutera certains j’ai adoré ces petites séquences nécessaires pour donner de la consistance aux personnages. Egalement à noter : le jeu propose les pistes audio Japonaises en Anglaises, de quoi rendre les phases narratives encore plus plaisantes !

Et un petit paragraphe pour souligner la musique du jeu ! Déjà pour saluer l’opening de FloW vraiment super (et superbement animé). Et aussi pour attribuer quelques coups de cœur à des thèmes clé de l’aventure comme le thème de Velvet ou le theme de Magilou. Les musiques liées aux personnages et aux lieux définissent exceptionnellement bien l’ambiance, et c’est à mon sens à féliciter. Le reste de l’OST fait dans le classique avec la traditionnelle guitare électrique que l’on retrouve dans tous les épisodes.

Tales of Berseria Personnages

Tous les personnages sont cool et bien développés. Surtout Magilou <3

Tales of Berseria c’est oui !

Tales of Berseria est un bon jeu. On y passe un excellent moment et la quête de vengeance de Velvet est poignante. Pour ne rien vous cacher, j’avais peur que l’idée d’énoncer tout de suite le but final de l’aventure « essouffle » le rythme du jeu. Il n’en est rien et grâce aux personnages secondaires l’intérêt se renouvelle en continu. Même si certains passages sont inégaux (coucou le gros creux en milieu de jeu) le voyage rend hommage aux 40 heures nécessaires pour voir les crédits. De plus les quelques scènes animées viennent ponctuer l’aventure de jolies récompenses visuelles, un plaisir pour relancer l’intérêt du joueur ! Dès le début de l’aventure l’envie de connaître la conclusion se fait sentir. Attendez-vous donc à voir les heures défiler sans vous en rendre compte !

Une fois Tales of Berseria terminé, il ne reste plus grand chose à faire dans le jeu. Pour ceux qui en redemandent je vous conseille de faire comme moi et de continuer sur sa « suite » en regardant le très bel anime Tales of Zestiria The X. Mêlant les deux univers des jeux, cet anime fait office de superbe épilogue. Tales of Zestiria The X est encore en cours de parution au Japon à raison d’un épisode par semaine.

Un supplément avec ça ?

Un ecommentaire

Laisser un commentaire