[Test] Bioshock Infinite

Critique de : Bioshock Infinite
Qui est un Jeu Vidéo
Version du test :
Xbox 360
Prix :
46€

Par votre serviteur
Enthousiasme :
4
Le 31 mars 2013
Derniere modif:23 mai 2013

En Gros:

Dur de succéder au génie narratif de Bioshock ! Le génie de Ken Levine et des équipes d'Irrational Games sauront-il opérer pour cette suite tant attendue ? On va voir ça de suite...

Bioshock Infinite

Test Bioshock Infinite DIlanNoKaze

[Test] Bioshock Infinite

Synchronisé comme pas possible je vous propose deux articles d’affilé sur la licence Bioshock ! L’un est mon Geekypedia consacré au premier volet de la saga et l’autre s’intéresse à son « reboot » (car c’en est un pour moi) et l’autre est tout simplement ce test de Bioshock Infinite. Grosse attente de 2013 déjà repoussé pour quelques raisons, le produit final est il a la hauteur des exigences des fans ?

Bioshock Infinite Artwork

Booker et Elizabeth, un chouette duo !

On prend les même, et on recommence pas ?

Pour cette fausse suite tout change : l’époque, le contexte, les personnages et le mode de narration ! Exit donc Rapture, la ville sous marine si oppressante et place à la liberté des cieux de Columbia, la ville suspendue dans les airs. Le héros de cette épopée est alors Booker Dewitt, détective pour le compte d’une société qui doit ramener une mystérieuse femme en échange de l’effacement de ses dettes. Par rapport aux précédents opus, Bioshock Infinite opte pour une narration plus directe en faisant causer le héros, qui devient alors contrairement au premier opus de la saga le centre de l’attention : il pense à voix haute, crie et dirige l’action à sa guise. C’est un peu déstabilisant pour les habitués, mais pourquoi pas !

Booker of Duty : Elizabeth Warfare

Second détail qui choque, cette ville flottante si impressionnante n’est pas si attachante que ça, on la traverse par obligation et finalement peu de plans sont écrits pour la mettre en valeur, l’action FPS  »à la dure » est omniprésente et vous tuerez du soldat de ville à tour de bras, le rythme de Bioshock Infinite est donc plus éprouvant mais laisse tout de même une place aux joueurs voulant approfondir le background de la cité avec les différents collectables (enregistrements, visiographes…) à récupérer sur les cartes (assez ouvertes au passage).

Pour avoir terminé le jeu en difficile (qui n’est pas la dernière difficulté proposée) je peux vous assurer que y’aura du challenge ! Le nombre de personnes qui veulent votre peau est incroyablement varié et riche (Handyman, Patriote, soldats en tout genre, Songbird…). Les « plasmides », ces substances qui vous accordaient dans les anciens opus des pouvoirs, sont renommés dans Bioshock Infinite des Toniques, ils seront d’ailleurs bien plus indispensables à votre survie que les précédents. Les armes sont améliorables et ne peuvent être portées que deux par deux, une fois vides vous devrez donc la lâcher ou trouver vite vite des munitions !

Des hauts et des bas

Très agréable à parcourir, une action et des personnages bien écrits, finalement Bioshock Infinite pourrait frôler la perfection si il n’y avait pas quelques petites tâches au tableau. Le coté « too much action » est au détriment d’une des forces de la série : le coté contemplatif, d’ailleurs peu du level design poussera à l’oisiveté, les cartes sont cependant bien grandes et demanderont pas mal de temps de recherche pour dénicher tous les collectables.

Le jeu possède une durée de vie assez correcte pour un FPS mais compte tenu du volume de choses à traiter j’aurais préféré avoir plus de consistance. D’autant plus que la replay value (hormis pour les Succes/Trophy Hunters) est proche de zéro. Une petite déception pour ma part qui est vite effacée quand on connait les tenants et les aboutissements de cette histoire vraiment bien ficelée !

In-fine

En conclusion Bioshock Infinite est comme je l’attendais sur bien des points : très bon mais un peu en perte d’originalité depuis le premier jeu. Il est un peu moins bon que Bioshock 1 niveau gameplay mais reste supérieur en terme d’écriture de ses personnages et vous garantira un final spectaculaire en dénouements qui ne manqueront pas de vous surprendre, c’est d’ailleurs le point qui m’a vraiment surpris. Bioshock Infinite justifie ses choix sur bien des points et vous tiendra en haleine jusqu’au dénouement plein de surprises sans que le joueur ait le temps de voir venir la chose, chapeau !

Ban test Questions rép

Que penses-tu de la relation Elizabeth – Booker ?

Elle est assez plagiée sur la relation Elika – Prince de Prince of Persia je trouve, dans le sens ou la fille aide à avancer dans le level avec ses capacités et aide le héros qui lui combat seul. Elle est d’ailleurs tout comme Elika le centre de l’attention car la quête est initiée par elle même. Un défaut ? Pas vraiment car c’est pas comme si on voyait ça tous les jours, il faudra attendre la fin pour voir Bioshock Infinite se démarquer de son inspiration.

@Gohanblog : Combien d’heures de jeu ?

Une dizaine d’heures, pour un FPS c’est une moyenne correcte. Personnellement je m’attendais à plus étant donné l’importance finalement inexistante que prend la ville dans le jeu. Même si j’en suis personnellement un peu frustré j’ai passé un excellent moment !

Bioshock Infinite

Les Rails aériens sont un ajout très sympa !

@NicoOrunitia : Peut-on y jouer sans avoir joué aux précédents ? Je n’avais pas vraiment aimé le coté glauque du premier.

J’ai choqué tout le monde en qualifiant Bioshock Infinite de Reboot, pourtant c’en est un : le contexte change, le mode narratif, les personnages… TOUT ! Si tu n’as pas apprécié le premier jeu pour son rythme et son ambiance tu trouveras l’opposé avec Bioshock Infinite ! Même si l’essence même de la série est conservée le jeu est assez dépaysant et c’est pas plus mal !

Alexis Vinet :  Est-ce que la prise en main est facile ? Et comment est OST ?

Si t’as déjà joué à un titre de la série elle est plus qu’intuitive, sinon ça casse pas 3 pattes à un canard : une gâchette pour l’arme, l’autre pour les Toniques, hop 90% du jeu est compris ! L’OST est assez discrète mais sera ponctuée de temps à autres par des tourne-disques parsemés dans le jeu qui viennent nous rappeler l’époque dans laquelle se déroule l’aventure. Très classique mais assez efficace !

Il en faudra du cuir !

rueducommerce

Bioshock Infinite // Prince of Persia

 

Dur de succéder au génie narratif de Bioshock ! Le génie de Ken Levine et des équipes d'Irrational Games sauront-il opérer pour cette suite tant attendue ? On va voir ça de suite...

[Critique] The Walking Dead Saison 1

Qui est un Bluray - Série
Version du test :
BluRay
Prix :
25€

Par votre serviteur
Enthousiasme :
4
Le 23 mars 2013
Derniere modif:22 mars 2013

En Gros:

Décliné sur moultes supports The Walking Dead est inmanquable ces derniers mois, c'est aujourd'hui à la série TV adaptée par AMC que nous allons nous intéresser et voir si l'adaptation du comics Robert Kirkman tient ses promesses !

The Walking Dead BluRay Saison 1

The Walking Dead Title

[Critique] The Walking Dead Saison 1

Il était franchement temps que je me mette à regarder la série The Walking Dead, après avoir dévoré le jeu vidéo (que je vous recommande chaudement) et vraiment apprécié le premier comics j’ai décidé de tester la version « série » de l’oeuvre qui a permis de sortir la franchise de l’ombre.

Après s’être réveillé de son séjour à l’hôpital Rick Grimes - Policier de Cynthiana - découvre un monde ravagé par la mort, une mort qui bouge et se déplace (et a faim accessoirement). A la fois aussi terrorisé et intrigué que le spectateur (il découvre autant que nous les évènements) Rick va chercher le moyen de trouver sa femme et son fils. Ses rencontres seront alors assez aléatoires : du groupe de survivants bienfaiteurs aux connards de Zombies qui veulent le croquer, le début de la saison ne manquera pas de vous tenir !

The Walking Dead Saison 1

C’est ouf comme certains acteurs ressemblent trait pour trait aux persos du comics !

Koh-Atlanta

J’aime beaucoup comparer The Walking Dead à une série de semi TV réalité Française … Koh Lanta ! Pour moi les similitudes sont énormes dans le sens où les épreuves affrontées par les différents protagonistes ne sont qu’un prétexte pour vous faire découvrir la personnalité de chacun et faire passer la personne avant son but. Ainsi dans l’émission de Denis Brogniart la part consacrée aux relations entre les « personnages » (qui est un mélange de fiction et réel faut pas se leurrer) est conséquente par rapport aux épreuves (pourtant « fondement » de l’aventure) et c’est la même pour The Walking Dead qui nous séduit par son coté Zombie très à la mode pour nous apporter une critique sociale et humaine des plus troublantes (peur de l’étranger, insécurité, confiance…).

Pour une durée de 282 minutes la saison 1 de The Walking Dead divisée en 6 épisodes promet d’assurer le spectacle ! La grande question que j’avais avant d’attaquer la série c’était de savoir quel format ils avaient adopté : à combien d’épisodes correspondent un comics ? Après avoir terminé les six épisodes j’ai la réponse : AUCUN !

Oh mon Romero !

C’est simple, chaque produit estampillé de la série m’a, à ce jour, proposé une vision alternative de The Walking Dead : le jeu vidéo permettait d’en être le scénariste, le comics décrivait l’univers avec dynamisme et la série propose une vision à la fois neuve et respectueuse de l’oeuvre de Robert Kirkman. Le premier épisode est d’une sagesse absolue et calque mot pour mot les cases du comics, puis la série prend peu à peu son envol et nous surprend de plus en plus : ajout de personnages, ajout de lieux, approfondissement des relations entre les protagonistes. Pour ce que j’en ai vu je dirais que pour l’instant la série prend plus son temps que le comics (un comble) et permet de mieux cerner les enjeux et les motivations des personnages. À la première lecture du comics j’ai trouvé que parfois certaines situations s’enchaînaient trop vite au détriment de la compréhension globale, chose qui est « corrigée » dans la série. Je ne dis pas que l’adaptation d’AMC de The Walking Dead est de meilleure qualité, j’explique juste que les deux formats divergent et certains seront plus à l’aise avec l’un que l’autre. Il est certain que les rageux de premier ordre qui hurlent dès qu’un vase a changé de place par rapport au comics vont avoir des choses à redire sur la liberté prise par Frank Darabont, personnellement si c’était pour avoir une redite mot pour mot du comics j’aurais vite passé mon chemin !

The Walking Dead Saison 1

Daryl Dixon, nouveau perso du cast de cette version Série.

Pour moi cette saison 1 de The Walking Dead remplit avec brio son contrat : vous faire passer un bon moment sans pour autant rendre l’aventure ennuyeuse pour ceux habitués aux comics. Je suis content d’avoir à la fois envie de continuer le comics et la série TV et de ne pas en laisser un en cours de route !

coooooooooooooooooom

Décliné sur moultes supports The Walking Dead est inmanquable ces derniers mois, c'est aujourd'hui à la série TV adaptée par AMC que nous allons nous intéresser et voir si l'adaptation du comics Robert Kirkman tient ses promesses !

[Critique] Aliens Colonial Marines

Qui est un Jeu Vidéo
Version du test :
Xbox 360
Prix :
35-50€

Par votre serviteur
Enthousiasme :
3
Le 12 février 2013
Derniere modif:5 mars 2013

En Gros:

Après de nombreuses années de développement le résultat est enfin là ! Alien Colonial Marines n'est certes pas le messie du survival horror mais mérite sa chance contrairement à ce que l'on peut en lire dans les critiques assez sèches du jeu !

Aliens Colonial Marines

Aliens Colonial Marines test DilanNoKaze

Aliens Colonial Marines

Alors que Prometheus à complètement divisé la critique en proposant une histoire semi ouverte sur un nouveau cycle (que j’ai beaucoup apprécié au passage), Aliens Colonial Marines renoue un peu plus les liens avec les films traditionnels où l’on suivait la bonne vieille Ripley. Ce nouvel opus de la licence de chez SEGA sent-il la bouse à plein nez ou arrive-il à proposer un jeu correcte ?

L’odyssée de l’espace

Je lance le jeu avec beaucoup d’a priori sur ce que que j’avais lu à droite et à gauche : un jeu globalement moche et poussif où la « peur » qu’inspire habituellement la saga Alien aurait disparue. Le niveau charge, et malgré quelques textures pas jojo du tout globalement ça va. Ok on est pas sur le moteur de jeux de oufs comme Halo 4 ou d’autres mais globalement ça reste agréable à l’oeil et globalement la pénombre ambiante masquera toutes les lacunes techniques. Pour ce qui est de la « tension » ressentie, je suis assez mitigé sur ce que j’ai lu des previews : ok je suis d’accord pour dire que l’on trucide du Xenomorphe à tour de bras mais bon sang c’est normal… Je veux dire c’est la suite du film de James Cameron et non celui de Ridley Scott, il est donc logique que l’action soit plus soutenue que dans le Aliens original. D’ailleurs certains passages dans Aliens Colonial Marines mettent quand même grave la pression : quand vous penserez apercevoir au loin une silhouette se découpant dans la lumière soutenue par un grand coup de violon (au passage la BO est très correcte) je peux vous dire que vous allez réfléchir à deux fois à foncer dans le tas !

Aliens Colonial Marines

SURPRIZE FREE HUGZ !

Même si c’est pas la folie coté nouveautés ce Aliens Colonial Marines possède quelques bonnes idées comme par exemple la jauge de vie scindée en 3 morceaux, chaque morceau se vidant à chaque coup mais ne se régénérant que jusqu’au maximum de sa partie. Forçant à gérer sa santé au maximum et ne pas foncer comme un Marines couillon dans le tas ! D’autres trucs pompés d’autres jeux sont assez bien exploités : l’upgrade d’armes, la campagne à 4 joueurs, la personnalisation de son Marines, les éléments à récolter dans le jeu (faisant le lien avec les films)… Tout ça est sympa, faute d’originalité.

Même si j’en parle en terme plutôt élogieux il faut bien avouer que techniquement Aliens Colonial Marines est très souvent à la ramasse. Dans les choses pas graves on retrouve des trucs qui font sourire comme de petits glitches dans les objets en campagne (genre un objet qui lévite seul, un cadavre qui bug… Rien de méchant) et d’autres qui énervent un peu plus comme les Hitbox des ennemis non Xenomorphes complètement à la ramasse, le serveur qui rame complet (un jour avant la sortie du jeu, ça promet…) et les temps de chargement en mode campagne après chaque mort qui viennent complètement péter le rythme de l’aventure.

Aliens Colonial Marines multi

Alien attaque éventration sauvage ! *it’s super effective*

Ripley Value

Le multijoueur du jeu est assez sympa, j’espère que très vite les problèmes de latence (et donc de téléportation) seront résolus. A mi chemin entre Call of Duty et Left 4 Dead, le mode Versus de Aliens Colonial Marines à le mérite de changer un peu (même si Natural Selection 2 le devance en terme de gameplay). Malgré certaines imprécisions de gameplay en tant qu’Alien (dû au passage à la 3ème personne) le jeu reste sympa. Quelques modes sont disponibles pour varier les plaisirs et sont clairement plus à conseiller que le classique mode Versus.

//// Aliens Colonial Marines : Verdict ////

Aliens Colonial Marines sera surement descendu comme pas possible par les sites spécialisés, probablement à cause de son retard technique ou ses bugs multiples en Versus. Mais bon il faut bien l’avouer le jeu est quand même relativement chouette surtout si vous êtes fans de la saga Alien, vous explorerez alors des passages non vus dans les films comme l’après Aliens ou encore ce qu’il est arrivé à l’USS Sulaco. Je prends du bon temps sur le jeu et c’est ce qui compte au final, car un jeu vidéo il me semble qu’à la base c’est fait pour s’amuser !

Ban test Questions rép

@Conan3D : Alors, c’est vrai ce qu’on raconte? Que c’est un peu comme Duke Nukem Forever (attendu longtemps, assez pourri) ?

Je pense pas que l’attende de Aliens Colonial Marines soit la même que celle de Duke Nukem (14 ans de mémoire), mais bon c’est vrai que c’est pas la bombe qu’aurait pu être un vrai bon jeu triple A à des milliards d’euros de budget. Si tu cherches un jeu Alien où y’a presque rien à redire tu as Aliens Infestation sur DS qui vaux vraiment le coup. Mis a part quelques points techniques je n’ai pas été « déçu » à proprement parler de ce jeu, je suppose donc que ça réponds à ta question !

Aliens Colonial Marines jeu

Je suis pas expert en stratégie mais là le replis ça parait cool comme option non ?

Le monde est assez ouvert ou c’est du méga couloir ?

Le jeu est assez scripté il faut bien l’avouer, on se retrouve assez souvent dans des couloirs plus ou moins longs, la bonne surprise c’est que parfois ce même couloir s’élargit un peu plus pour un peu d’exploration (utile pour récupérer les enregistrements, les armes légendaires etc…). Pour le coup le rendu cinématographique du script et du long couloir n’est pas déplaisant, après tout c’est bien un jeu adapté d’un film.

Aliens Colonial Marines est il utile pour mieux comprendre l’histoire d’Alien ?

Clairement pas, vous n’aurez que très peu de révélations sur l’univers imaginé par Ridley Scott (puis complété par Cameron), par contre vous aurez accès a de nombreuses précisions sur certains évènements et phénomènes, ce qui rends non seulement le jeu plus cohérent avec l’oeuvre cinématographique mais aussi lui permets d’exister à part entière.

Sergent Dilan !

Après de nombreuses années de développement le résultat est enfin là ! Alien Colonial Marines n'est certes pas le messie du survival horror mais mérite sa chance contrairement à ce que l'on peut en lire dans les critiques assez sèches du jeu !

[Critique] Dishonored, meilleur adaptation de V pour Vendetta ?

Bann critique

Ce texte révèle des éléments scénaristes plus ou moins importants de V pour Vendetta et de Dishonored. Si vous ne les avez pas vu/joué je vous conseille vivement de vous les procurer pour mieux saisir cette critique.

C’est l’histoire d’un homme trompé par son propre peuple, cet homme est devenu différent et sa personnalité est a jamais marquée au fer rouge. Il hante les rues de sa ville en quête de justice et d’idéal, son masque inspire la peur chez certains et la justice chez les autres, une chose est sure : il est prêt à tout pour accomplir sa vengeance…

Dishonored x V pour Vendetta

Le masque de la vengeance, oui mais lequel ?

Il est intéressant de résumer les similitudes de V pour Vendetta et de Dishonored par ce petit synopsis qui l’air de rien montre l’ampleur de l’inspiration prise par Arkane Studio pour créer son personnage de Corvo et la ville qui va autour pour le faire vivre : Dunwall. Avant d’énoncer les similitudes entre les deux oeuvre voici probablement la différence majeure : le support. Alors que V pour Vendetta est un film (lui même tiré d’un comics) Dishonored est un jeu vidéo, ce qui sous entends que l’oeuvre est beaucoup plus interactive que la précédente et offre des choix avec lesquels la personnalité du joueur permettra d’influencer l’aventure, chose évidemment impossible à faire avec un film qui par définition est statique et immuable.

Même si les influences de Dishonored ne se limitent pas à V pour Vendetta j’ai pensé que c’était l’oeuvre qui méritait de figurer en influence numéro 1 tant son omniprésence rends presque Dishonored comme l’adaptation du comics d’ Alan Moore. Il est vrai que j’aurais pu citer d’autres oeuvres comme Bioshock ou encore Deus Ex : Human Revolution mais les similitudes sont surtout d’ordre jouable et donc directement imputable au medium qui est le jeu vidéo.

Peut on dire que Dunwall est inspirée de l’Angleterre de V pour Vendetta ? Clairement, ne serait-ce que architecturalement ou avec la gamme de couleurs utilisées (majorités de tons froids), la ville dans Dishonored reste quand même plus poussée et joue presque le rôle de véritable héroïne  Corvo dans tout cela reste l’esclave de la volonté du joueur et n’agira que selon votre bon vouloir que ce soit en bien ou en mal. Dans V pour Vendetta la détermination de V parait inébranlable, à l’instar ou nos décision dans Dishonored peuvent varier V prendra quand à lui toujours le même chemin qu’il s’est fixé.

Ville Dishonored V pour Vendetta

Les villes se ressemblent pas mal tout de même.

Au rang des coïncidences qui rapprochent ces deux oeuvres on note que chacune d’entre elles possède un tyran qui s’est imposé dans sa prise de pouvoir en utilisant une maladie et en régnant par la terreur que cela inspire, on découvre cette révélation dans Dishonored en écoutant les aveux fait par le Lord Régent lors du chapitre 10. La Phase Finale, ils sont enregistré sur l’audiographe dans la tour radio, les méfaits d’Adam Sutler sont quand à eux clairement expliqués dans le film.

Plus intéressant encore, le fait que Corvo soit privé de parole dans Dishonored contrairement au très bavard V dans son film : personnellement j’interprète ça comme un libre court à l’imagination du joueur. Si je décide de tuer tel personnage, c’est probablement que j’ai mes raisons, si c’est mes raisons c’est alors également celles de Corvo. V pour Vendetta vous impose une idéologie et Dishonored vous la suggère habilement sans que votre héros ne prenne une seule fois la parole. L’intervention de l’Outsider dans Dishonored -personalitée mystique qui accorde ses pouvoirs à Corvo- vous donne une idée de surpuissance qui vous invite à assumer pleinement vos actes et à réaliser au mieux ce que vous pensez qu’il doit être fait, en assumant les conséquences de ceux-ci.

La série The Witcher, sortie sur PC et Xbox 360 s’est également prêtée au jeu du choix, directement adapté du roman Le Sorceleur d’Andrzej Sapkowski, le jeu se permets de laisser le choix au joueur d’influencer le cours des évènements en le laissant choisir quel action faire. Ainsi le roman n’est pas respecté à 100% mais est beaucoup mieux adapté à ce medium. Résultat : The Witcher est connu comme un des meilleurs RPG de cette génération, ce qui au final rapproche encore plus Dishonored et V pour Vendetta.

Les deux oeuvres sont a la fois identiques et opposées ce qui donne un choix intéressant, l’interactivité de Dishonored rends l’objet plus personnel pour le joueur que ce que peut l’être V pour Vendetta de par sa nature immuable et donc universelle. Même si Dishonored n’est pas exempt de défauts, le fait qu’il propose une interprétation libre de cet univers en proposant des alternatives selon votre tempérament est rudement bien pensé, si vous n’y avez pas joué je vous le recommande chaudement !

Dishonored c'est cool aussi, ça aide

[In Ciné] Les mondes de Ralph

Le mois de Décembre c’est souvent la période au cinéma où quelques blockbusters sortent accompagnés de beaucoup de navets pour les gosses. Après avoir vu les premières images, et la thématique « jeu vidéo » des Mondes De Ralph (quelle traduction Fr abjecte…) j’ai croisé très fort les doigts pour que ce Disney soit bon et ne se range pas dans les nanards pour les nains bouffeurs de colle. Et vous savez quoi ? Bah ça a marché !

Une des vraies images du film, OMAYGAD OMAYGAD ! <3

Ralph est un méchant, et il en a marre. Après tout pourquoi ce ne serait pas à lui de jouer un peu au héros ? C’est sur ce constat là que Ralph va se mettre en tête de trouver une médaille, symbole suprême des héros. Bien sûr le scénario n’est pas si simple et on appréciera les petits rebondissements qui font que le film n’ennuie pas. Les deux heures que dure ce film sont parfaites, ni ennuyeuses ni confuses le scénario est vraiment bien construit et tout est bien clair pour le spectateur, même quand ça va un peu vite !

Ce qui frappe le plus dans ce film Disney, c’est le soin et l’amour porté aux jeux vidéo. Tout transpire le bon gout dedans, vous y verrez des clin d’oeil à foison (4 ou 5 passages ne vous suffiront surement pas à tout trouver). De l’apparition de Sonic au Konami Code, avec quelques références aux Glitches et milles autres jeux, Les mondes De Ralph est une déclaration d’amour ouverte aux gamers ! Je regrette « un peu » que le monde next-gen qui ait été retenu soit un niveau type Halo/Gears of Wars qui ne renverra pas vraiment une image positive aux parents venus avec leurs mômes et les confortera encore plus dans l’idée que les jeux de maintenant sont violents comparé aux tout doux tout mignons vieux jeux.

Une recette PAR-FAITE !

Mais bref passons, Les Mondes De Ralph c’est LE film à voir (The Hobbit n’étant pas encore sorti c’est facile aussi), le fait que le film ait plusieurs degré de lecture (en fonction de votre rapport aux jeux) est vraiment excellent et vous rigolerez probablement à des passages où les vieux dans la salle n’auront pas pigé un mot de ce qui se dit à l’écran.

Les clin d’oeil, vous ne les repérerez pas tous en une fois ! Garanti !

Depuis le début avec le logo Disney en pixel art et en musique 8Bit et le générique de fin façon Hall of Fame TOUT dans ce film est excellent ! Vraiment un des plus gros coup de coeur de l’année, et un gros « ouf » pour avoir enfin pu constater la qualité de celui ci, foncez amis gamers !

Halo / Disney / Jeux vidéo