[Test] Kid Icarus Uprising

Un héros ressuscité

Si vous vivez sur une autre planète ou que comme moi vous êtes nés après 1987, alors vous n’avez probablement pas connu le premier volet de Kid Icarus ! J’ai découvert le personnage grâce à la mini-résurrection qui lui à été faite dans le cast de Super Smash Bros Brawl. Et surprise, c’est le même réalisateur que la licence de jeux de baston (Masahiro Sakurai) qui est en charge de redonner vie à Pit.

Le principe de Uprising est très simple : Medusa à été réanimée par Hadès, et Pit doit donc partir au combat sous les ordres de Palutena (la déesse de la lumière). Le jeu est donc un beat em’ all sévèrement burné au graphisme impeccable, chaque partie de l’histoire est découpée en actes qui sont eux mêmes découpés en phases. La première partie du niveau est une phase de Rail Shooter Aerien ou Pit est contrôlé par sa déesse, vous devez alors tailler un chemin en fracassant l’armée des enfers. La seconde partie se passe au sol, Pit doit alors avancer jusqu’au boss (les niveaux sont plutôt droits et en couloir) en évitant de perdre des vies sur les mob annexes.

Le tout est servi sur une histoire sympathique à suivre, accompagnée de quelques rebondissements inattendus. L’humour est également présent (ouais j’ai déjà fait « Haha » devant ma console), et les clin d’oeil sont nombreux (mention spécial aux Dieux qui consultent Divinopédia, respect). Par contre, avant de lancer le jeu, réglez les dialogues pour qu’ils s’affichent sur l’écran du haut ! Conseil d’ami, en pleine partie les personnages sont très bavards, et l’action omniprésente n’autorise guère de prendre une pause pour lire ce qui se passe sur l’écran du dessous…

Une putain de Direction Artistique !

Réalisation haut de gamme

C’est simple : TOUT dans Kid Icarus Uprising à été soigné. Les musiques sont envoûtantes et très variées, on passe de musique classique à Rock/Métal de façon habile sans que cela ne nuise à l’immersion (au contraire). Les graphismes sont à tomber (Attends, on est sur 3DS là?), le jeu offre une finition artistique propre avec une bonne profondeur de champ (qui vous sera utile pour tenir les affrontements à distance). Toute la couche de l’interface est judicieusement pensée, vous aurez en permanence une petite icone représentant vôtre niveau de batterie. La conception des menu fait immédiatement penser à Super Smash Bros Brawl, ce qui est logique car c’est le même réalisateur aux commandes.

Le coté « collection » du jeu est également extrêmement poussé, non content de proposer un panel d’armes conséquent le jeu les décline en plusieurs formes qui ont chacune leurs spécificités. On peut en obtenir de nouvelles en fusionnant deux de nos armes, en les achetant avec des « coeurs » (monnaie du jeu) ou en jouant au mode en ligne. Ce dernier est d’ailleurs assez bien foutu, et même si c’est vite le bordel, ce mode de jeu reste agréable à jouer.

Petit bémol sur la 3D qui est très propre et très jolie (comme pas mal de jeux Nintendo) mais qui à du mal à être gardée activée, étant donné que le gameplay atypique force à adopter une position un peu plus distante de la console. Un peu dommage, mais bon, la 3D n’a jamais été indispensable hein !

Les phases de combat aérien sont géniales à jouer.

Le gameplay étrange

Le gameplay de Kid Icarus Uprising est étrange, la première fois que j’ai lancé le jeu j’ai hésiter à crier au génie ou à me demander pourquoi je m’infligeais ça. Si vous êtes droitier comme moi, alors la partie gauche de la console servira à vous déplacer : le pouce sur le stick et l’index sur la gâchette L. Tandis que votre main gauche viendra gratter l’écran tactile pour tout simplement contrôler la visée et la caméra. Le constat est donc sans appel : après avoir passé un certain temps d’adaptation, le jeu est un bonheur à prendre en main. La visée est intuitive et très pratique, petit bémol sur les contrôles caméra qui sont loin d’être un chef d’oeuvre de précision.

D’ailleurs à moins de jouer dans son lit ou avec le socle fourni par Nintendo, il est impossible d’enchaîner une bonne session de jeu sans souffrir de son poignet. Et oui, du fait que seul la main gauche tiens la console, vous avez intérêt de bien la tenir ! Alors 5 min ça va, mais sur 1h de jeu… Ouille mon bras, amputez moi !

Une des excellentes idées du gameplay (qui n’est pas 100% original, car déjà vue dans d’autres jeux) c’est un petit curseur pour régler l’intensité (la difficulté du jeu), concrètement plus vous misez haut sur un échelle de 0 à 9 plus vous serez harcelés de mobs, mais vous serez également récompensé à la hauteur de votre peine ! A chaque fois que vous perdez une vie, la difficulté descend d’un cran et vous perdez quelques uns des précieux coeurs que vous avez « misé » sur la réussite du niveau dans la difficulté choisie. Très bien foutu, le principe à le mérite de pouvoir adapter l’expérience à tous et de proposer un véritable challenge à ceux qui trouvent que les jeux maintenant sont trop faciles (vous allez en chier si vous mettez en 9 le jeu, c’est moi qui le dit) !

Tandis que les combats au sol sont un peu moins précis, mais restent cool !

Conclusion

C’est très simple : vous avez une 3DS? Kid Icarus Uprising est THE jeu à avoir ! Malgré quelques maladresses dans le gameplay le titre est vraiment époustouflant et immersif. Là j’attends qu’une chose, une suite sur consoles HD (Wii U, coucou) car force est de constater que le gameplay aurait été peut être plus adapté pour un jeu consoles de salon (la Wiimote aurait été parfaite je pense), mais la Wii est techniquement dépassée, j’ai donc bon espoir de voir Pit sur la prochaine génération Nintendo !

Et vu le travail de dingue qu’à mené les équipes de Masahiro Sakurai, je vote pour lui confier quelques licences Nintendo qui commencent à vieillir. Si vous voyez ce que je veux dire Zelda !

3DS Housse 3DS

[Test] Naruto Shippuden Ultimate Ninja Storm Generations

Il était une fois un petit blond agaçant qui chialait tout les deux épisodes, l’histoire d’un nabot de 10 ans doublé par une femme avec une voix insupportable en VF. Ce garçon vous l’aurez reconnu c’est Naruto ! Bon franchement je caricature à peine ce que vous pensez tous, malgré tout j’aime bien ce manga qui à su se distinguer un peu des autres productions Shonen de ces derniers temps (oh et bon anniversaire Naruto qui est édité depuis 10 ans en France) ! Aujourd’hui on parle donc du très imprononçable Naruto Shippuden Ultimate Ninja Storm Generations, qui fait suite au très très bon Naruto Shippuden Ultimate Ninja Storm 2.

Les combats entrecoupés de cutscenes statiques... berk...

On reste sur nos acquis.

Cyber Connect 2 à frappé un gros coup en proposant le Naruto précédent sur consoles HD, les affrontements étaient très dynamique et le jeu était vraiment on ne peut plus respectueux de l’univers créé par Masashi Kishimoto. On agrémente cet opus de quelques nouveautés plus ou moins bien, la première est la jauge de permutation : plus du tout dépendante du Chakra du joueur, elle devient un élément stratégique important dans les affrontements et est très bien pensé comme ça.

Deuxième nouveauté : la structure du jeu (comprenez par là, le mode Histoire) à complètement été revu. Adios les phases d’exploration dans le village de Konoha et ses alentours et place à une narration linéaire, les affrontements sont rapidement annoncés par quelques plans fixes ponctués de dialogues qui se contentent alors du minimum… Bien dommage Naruto Shippuden Ultimate Ninja Storm Generations s’ampute de la très bonne expérience solo de son ainé. Pire encore ! Les combats de boss ont carrément disparus ! Ceux qui dans l’opus précédent servaient à sublimer et souligner certaines grandes scènes clé de l’aventure sont passés à la trappe… WHY !  :cry:

Un très bon point pour ce Naruto, c’est l’apparition de séquences animé exclusives au jeu qui habillent les histoires de chaque personne. Au moins ça fait UN PEU mieux passer la pilule des options perdues dans le précédent opus…

Les séquences animé exclusives sont par contre géniales !

Quantity Not Quality !

Naruto Shippuden Ultimate Ninja Storm Generations donne dans le contenu, je pense que à ce niveau là, pas de risques de voir apparaître des futurs perso en DLC ou des scénarii en plus (heureusement que Namco n’est pas comme Capcom) !  On se retrouve donc avec 72 personnages jouables et 12 consacrés exclusivement au soutien y’a pas à dire le contenu est sans nul doute à la hauteur des espérances des fans, et même si on note quelques redondances de casting (3 Naruto différents par exemple, du fait que certains n’ont pas les mêmes finish moves) globalement y’a de quoi faire entre amateurs de bonne baston !

Les finish moves sont toujours aussi classes !

Le online qui fait tout.

Jouant sur Xbox, et n’ayant pas envie d’investir dans une carte pour aller sur le Xbox Live, je n’ai pas testé les fonctionnalités en ligne du jeu, qui à ce qu’il parait sont très développés. Personnellement je déteste mettre en valeur le contenu en ligne plutôt que celui hors ligne (c’est de l’obsolescence programmée tout simplement…). Alors pour ceux qui trouveraient que je n’ai pas abordé cet aspect du jeu, voilà pourquoi.

En résumé?

Si vous êtes comme moi et que vous êtes plutôt du genre à jouer pépère dans vôtre coin, alors Naruto Shippuden Ultimate Ninja Storm Generations vous décevra surement un peu. Sinon vous allez kiffer le coté excessif du soft : 72 personnages c’est quand même respectable comme casting non? En espérant que le prochain soft de Cyber Connect 2 arrive à mixer les idées de ce jeu et du précédent pour arriver à en faire un jeu ultime tout simplement !

 

 

Jeux PS3 / Jeux Xbox 360

[Test] Catherine un jeu avec de l’amour en boîte

Dans tout les test que j’ai lu de Catherine avant d’entamer le jeu il était au moins une fois fait mention d’OVNI vidéoludique. Après avoir fait le jeu en long et en large (du haut de mes 15h j’affirme que la durée de vie est bonne) je ne vois pas du tout pourquoi on lui colle cette étiquette de curiosité sur console. Au contraire même je le trouve très actuel, addictif et bien construit (loin donc de la définition de l’OVNI même).

"Je suis dans la merde" Acte 1. FIGHT !

Une histoire de fesses.

Quand les premières images du jeu ont débarqué, tout le monde à pensé à un jeu de drague avec une connotation très érotique. Le jeu final est vraiment à l’opposé de ce que l’on s’était imaginé (je vois les deux pervers du fond qui sont déçus tiens). Catherine c’est une histoire avant tout, celle de Vincent Brooks, un éternel ado de 30 ans qui refuse finalement de grandir et de passer à l’age adulte. Alors que sa compagne Katherine le pousse à aller plus loin dans leur relations, il va rencontrer Catherine, jeune fille désinvolte et volatile qui est à l’opposé de sa conjointe strict et froide d’apparence. Ce jeu de choix va durer tout le long du jeu et plonger notre pauvre héros dans d’étranges cauchemars ou il doit lutter pour sa survie.

Vis ma vie d'homme infidèle.

Mon incroyable routine !

L’histoire de Vincent va de surnaturel en surnaturel, et cela dans un quotidien on ne peut plus banal. Il travaille le jour, retrouve ses amis au bar le soir pour boire un verre et retourne pioncer à son appart’, à partir de là c’est à nous de sauver le pauvre gars en escaladant des blocs dans ses cauchemars pour tenter d’échapper à une chute qui pourrait avoir pour conséquence sa mort.

On peut croire que cette répétition est frustrante et plombe le rythme de l’histoire. Au contraire, c’est le fait de retrouver chaque jour cette routine qui garanti un rythme au jeu, la question n’est pas de savoir « qu’est ce qu’il va se passer » mais plutôt « comment ça va se passer cette fois-ci ».

Le jeu est donc découpé en deux grandes phases : le soir où l’on récolte des informations, bois un coup avec ses collègues et une fois terminé ou l’on rentre se coucher. On entame alors la seconde phase ou le joueur est nettement plus actif et doit conduire Vincent au sommet d’une tour constitué de cubes à déplacer pour se frayer un chemin jusqu’au sommet. L’ennemi c’est le temps : plus on traîne et plus le niveau se désagrège et plus les risque de chutes mortelles sont élevés. Surprise, Catherine est un puzzle game !

Un des choix les plus dur de ma vie après "Bulbizarre ou Salamèche?".

La symbolique de l’histoire.

Finalement, en suivant l’histoire de Vincent, c’est un peu notre propre histoire que l’on suit. On est libre de certains choix qui influenceront sur la fin que l’on débloquera (et on peut même voir quel est a réponse sélectionnée par les autres joueurs en ligne, chouette idée). L’analogie de la tour à grimper peut être interprétée comme le passage à l’age adulte, avec tout ce que cela implique comme obstacles et comme échecs.

Ce jeu est un des plus riches en symbolique que j’ai jamais vu, peut être son coté adulte qui permet d’aborder des sujets sensible de façon subtil. Comme par exemple le fait que les autres « grimpeurs » dans nos rêves soit vus comme des moutons, mais notre personnage arbore une apparence presque normal : C’est des moutons, moi je suis différent. Le comble est qu’ils voient également Vincent comme un mouton, cherchez la symbolique.

Des défauts?

Une histoire prenante, des graphismes sympa (sans être non plus le top du top, mais le rendu est très beau), des séquences animés qui viennent renforcer le coté fiction interactive, un thème inédit dans un jeu vidéo et des musiques prenantes (quelque fois angoissantes, c’est selon). Catherine est une pure bombe ! Et je n’ai pas peur de dire que  je ne lui ai trouvé aucun défaut, en tout cas rien qui nuit à l’immersion du titre. Certains déplorent une trop haute difficulté dans le gameplay (et elle existe bien croyez moi), à contrario je trouve que c’est une force du soft ! Proposer un vrai challenge à relever ça cours pas les magasins de jeux vidéo ces temps ci. Savourez le bien donc !  :giggle:

Merci à Idealo du coup de m’avoir permis de découvrir ce jeu !

Jeux PS3 / Jeux Xbox 360

[Test] The Last Story

Après l’excellent Xenoblade Chronicles, et juste avant Pandora’s Tower la Wii nous livre un de ses derniers RPG. Avec  Hironobu Sakaguchi, le papa de Final Fantasy entre autre à la réalisation et Nobuo Uematsu côté sonore on ne peut que s’attendre à un chef d’oeuvre. Alors verdict? Suffit il d’avoir les bonnes personnes pour faire le bon jeu? Pas tout à fait…

Soit sage.

The Last Story relate l’aventure d’un groupe de mercenaires qui malgré eux vont devoir résoudre un complot dont les enjeux vont bien au delà de ce qu’ils avaient imaginés. Loin de jouer dans l’originalité, le scénario se déroule bien sagement et sera malheureusement assez prévisible. D’ailleurs le titre même du jeu « The Last Story » est lui même un synonyme de Final Fantasy, tout est dit.

Jouer la carte de la sagesse est un choix, venant de Mister Sakaguchi est quand même assez étonnant. D’ailleurs nombre d’éléments scénaristiques ont déjà été vus et revus dans Final Fantasy (je ne spoil pas, surprise pour ceux qui le feront).  :shy:

Les mercenaires, chacun avec son histoire et son caractère.

Plaire à tout le monde.

Chose très étonnante, The Last Story c’est également une introduction plus osée du J-RPG dans l’occidentalisation. Ainsi on a droit à une narration beaucoup plus dynamique qui se poursuit même au milieu des affrontements, un système de cover rodé auparavant par Gears of War et des ordres à donner aux équipiers pour orienter le combat (qui à dit Mass Effect?). Sans être un jeu AAA The Last Story à le mérite de piquer les bonnes idées et de bien les utiliser pour avoir une expérience de jeu très agréable.

Ces Artwork à tomber quoi.

Chara Design réussi. 

Une chose que on ne peut pas reprocher à The Last Story, c’est le chara design qui est très réussi et qui nous permet d’avoir des protagonistes au caractère bien marqué. Exception faite des deux héros : Zael et Callista, qui s’effacent un peu comparé à leurs copains, carrément nunuches et à l’image complète de la femmelette sans personnalité qui croit tout ce qu’on lui dit.

A l’inverse du Chara Design, le level design est moins inspiré. Plus dans des tons réalistes (sur Wii, cherchez l’erreur), la ville est jolie sans plus. Rien de bien marqué et de très mémorable de ce coté là, pas que ce soit mauvais, mais quand on à terminé Xenoblade Chronicles dur de ne pas avoir envie de retrouver la même chose.

FIGHT !

Le gameplay ratatouille.

Du fait que The Last Story mange un peu dans toutes les assiettes on se retrouve avec quelque chose de vraiment bon à jouer. Ce gameplay sauve un peu la mise sur les premières heures de jeu, le début du jeu n’est pas très passionnant niveau histoire mais ce gameplay donne envie de continuer l’aventure. D’ailleurs il sera très progressif, et même durant les dernières heures de jeu vous vous retrouverez encore avec quelques nouveaux moves à maîtriser.

Chose que je redoute très souvent dans les jeux : le tutoriel est très bien fait et n’est pas lourd à suivre (les artwork qui les accompagnent sont sublimes) et du fait qu’ils soient très distillés au long du jeu on ne s’ennuie pas.

Un level design pas super inspiré, mais tout de même agréable à mater.

En conclusion?

Difficile de juger The Last Story, c’est sûr que si vous cherchez un titre à la réalisation impeccable vous serez déçu des quelques problèmes de basse de framerate et des textures baveuses MAAAAAIS c’est de la Wii, donc l’indulgence technique est de rigueur.  :-)

L’histoire saura vous satisfaire, sans toutefois retrouver la claque que Xenoblade Chronicles très sage dans son déroulement (avec ses petits retournements de dernière minute) plus original dans son gameplay. Si vous cherchez à faire un « bon » RPG The Last Story vous occupera pendant 20 bonne heures très intenses.

 

Wii / jeux Wii

[Mini Preview] Vidéo sur la démo Naruto Shippuden

Cette semaine pas de défis stupides (promis je me rattraperais la semaine prochaine), je vous propose à la place de voir mes prouesses de ninja dans la démo de Naruto Shippuden Ultimate Ninja Storm Generations. La vidéo dure un peu moins de 20 minutes et je vous explique pourquoi il vaux le coup et pourquoi vous devez l’acheter à sa sortie (si vous aimez un peu l’univers du blondinet of course) !

Voila, je vais tenter de passer à une vidéo par semaine pour avoir un rythme de publication plus sympa.  8-)