
On à tous nos licences fétiches, celles qu’on attend à chaque nouvel opus et qui ont su nous faire rêver. Inutile de vous préciser que Final Fantasy fait partie de ces « licences fétiches » que j’apprécie (et je ne suis pas le seul, damn !). Je me rappelle bien la vague de rébellion qui avait accueilli la sortie de Final Fantasy X-2, une levée de boucliers de la part des fans qui se sentaient outrés de voir une suite à une histoire déjà terminée (et massacrée dans cette suite d’ailleurs). Je vais donc vous parler de Final Fantasy XIII-2, qui est également une suite mais semble être mieux passée chez les fans. Suite inutile ou véritable chef d’oeuvre?

Graphiquement rien à redire, c'est beau. Point.
Contexte, histoire
L’histoire de Final Fantasy XIII-2 se passe trois ans après les évènements du XIII, il n’est pas nécessaire d’avoir joué au précédent opus pour comprendre tout est reéxpliqué pour les nouveaux venus. Serah est restée depuis trois ans à Neo Bodhum dans l’attente de Snow, parti chercher Lightning (la soeur de l’héroine).
Le jeu débute sur une spectaculaire scène de combat entre Lightning et Caius (le badboy du jeu), puis apparaît au milieu de ce combat Noel Kreiss un homme prétendant venir d’un futur où il serait le dernier homme sur terre. Light envoie donc Noel dans l’époque de Serah pour qu’à eux deux ils sauvent Cocoon et Pulse (les deux « planètes ») de leurs funeste avenir.
La narration démarre assez mollement, principalement à cause des nombreux rappels faits à l’épisode précédent, honnêtement je pense qu’ils ont un peu pris les joueurs pour des poissons rouges en répétant toutes les deux minutes que machin à fait ça y’a 3 ans… C’est bon stop ! Bref, passé 5-6 heures de narration inutile le jeu s’envole vraiment et on commence à comprendre les enjeux. Ce n’est que passé 20 heure que l’histoire se révèle devenir une petite perle narrative qui nous scotche au pad en espérant un dénouement digne de la tension scénaristique.

Il est pas beau mon Chocobo?
Pokémon x Final Fantasy
Niveau gameplay, impossible de ne pas faire le rapprochement entre Pokémon et la partie élevage de monstres du jeu qui saura bien vous occuper pendant vos heures de farming pour dégoter et booster vos brutes de combat. D’ailleurs la référence au jeu de Nintendo s’arrêtera là, car oui vous ferez combattre vos mobs avec vous, mais uniquement dans une stratégie bien établie. Chaque monstre à son tableau d’évolution, ses compétences et ses attributs et peut être fusionné avec d’autres monstres pour lui octroyer d’autres pouvoirs. Probablement le meilleur atout du jeu qui lui garantie plus de temps de jeu que les quêtes annexes.
Dans les nouveautés de gameplay, on remarque également l’importance du « coeur de l’histoire » qui vous donnera accès à plusieurs lieux, mais également à différentes époques et futurs possibles. Une bonne idée qui permet au level design de souligner le monde légèrement plus ouvert que Final Fantasy XIII. Une des principales éloges qu’on peut lire sur internet concernant le jeu était qu’il était très ouvert et pas linéaire du tout. J’ai envie de répondre à ces gens-là « faut pas abuser quand même », ok le monde de Final Fantasy XIII-2 est « plus ouvert » que son ainé, mais ça reste assez linéaire. N’allez pas me sortir l’excuse des limitations techniques de la machine hein, sinon je vous mets un lien vers mon test de Xenoblade (oups
). En parlant de limitations : attention aux quelques baisses de framerate qui peuvent venir ralentir l’action si vous avez trop de choses affichées à l’écran !

Les affrontements reprennent les grandes lignes de FFXIII avec quelques ajouts.
Le coté RPG un peu en retrait.
Ce que je regrette dans l’aspect RPG c’est sa trop grande casualisation. Le système d’évolution est archi basique : une seule « route » et des cases vides à combler avec le rôle que vous voulez augmenter (comme le sphérier de Final Fantasy X, les choix en moins). On termine le jeu avec plusieurs rôles niveau 99 très rapidement et le manque de compétences se fait ressentir par le trop grand recours à la commande « attaque auto » qui souligne le manque de challenge de certains monstres.
Les quêtes secondaires ne sont pas bien méchantes et sont surtout là pour gonfler les heures de jeu, la plupart du temps un coffre à ouvrir ou un mob à éliminer pour un pèlerin qui peut pas bouger son cul pour faire 10 mètres. 

Le coeur de l'histoire joue le rôle de carte du monde.
Un bon chara design, on a eu chaud !
L’arrivée de Noel et Caius dans l’univers de Final Fantasy XIII aurait pu être très perturbant, étant donné que ces deux nouveaux doivent démontrer que leur ajout apporte vraiment une plus-value pour l’histoire du jeu. Pari réussi pour Noel qui est un héros finalement très charismatique et complexe, en marge du personnage que l’on peut décrire avec 2-3 trais de caractère. Caius, dans le même genre arrive à devenir un vrai bad guy et nous imposer une fin époustouflante lui assurant une petite place dans l’histoire des méchants qui ont la classe.
Les anciens ne sont pas en reste, Serah deviendra beaucoup plus mature et ne se contentera plus du rôle de boulet à sauver de Final Fantasy XIII. Certains vétérans de l’équipe de Lightning sont également de retour et franchement leur évolution est juste incroyablement bien menée et ont autant (voir plus) de charisme que nos deux héros ! Chapeau, rien à redire là-dessus.
Et la BO du jeu?
Assez inégale en fait et très surprenante venant d’un Final Fantasy. Avec une très grande variété de morceaux, tantôt Pop, tantôt Rock (ou même Metal, si si) elle n’a finalement rien d’extraordinaire et sans être mauvaise, elle ne restera pas dans les mémoires. Hormis peut être les thèmes des personnages qui sont sublimes et soulignent subtilement la complexité et la profondeur des héros.

Les monstres ont droit à un Finish move unique à chaque fois.
La conclusion, Kupo?
J’ai peut-être été un peu sévère avec cet opus, mais on attend toujours plus d’un Final Fantasy. Et honnêtement malgré tout le mal que j’en ai dit (pastaper
) on joue quand même à un très bon jeu ! Passé les premières heures qui servent à lancer la trame on s’éclate et on reste bien scotché à l’histoire jusqu’au dénouement final qui révèle les personnages et leur donne un vrai charisme qui permet de s’y attacher.

PS3 / Xbox