Critique – Odin Sphere Leifthrasir

Odin Sphere leifdrasir

Difficile de décrire Odin Sphere autrement que par quelques superlatifs : c’est un jeu excellentissime avec une direction musicale et artistique exemplaire, le tout dépeignant une histoire originale et bien foutue. Voilà 7 Selek’, emballé c’est pesé. Maintenant dégagez !

Quoi ? Vous en voulez plus ? Bon, juste parce que j’ai du temps à tuer hein !

Odin Sphere Leifthrasir title

Odin Sphere Leifthrasir (en vrai ça s’écrit Leifþrasir, mais c’est plus chiant pour le référencement) c’est la réédition pour PS Vita et PS4 d’un jeu sorti en fin de vie de PS2. Créé par les talentueuses mains de Vanilla Ware que vous connaissez sans doute pour leur 2D incroyable et détaillée sur des titres comme Dragon’s Crown, Muramasa ou GrimGrimoire. Odin Sphere Leifthrasir est un conte vidéoludique narrant l’histoire de 5 personnages que vous allez incarner à tour de rôle. Chaque scénario débloquant le suivant, jusqu’à vous offrir une vision globale de l’histoire du jeu et les liens plus forts qu’ils n’y paraissent entre les personnages.

L’action se déroule dans le monde imaginaire d’Erion, univers peuplé de démons, valkyries et de fées très largement inspirés -vous en conviendrez- de la culture nordique. Le jeu prend la forme d’un Beat em up 2D auquel on insuffle une bonne part de jeu de rôle avec un système de niveaux et de compétences.

Odin Sphere Leifthrasir
C’est beau hein ? C’est pas un artwork, c’est du in game !

Cœur du gameplay : le système de combat ne joue pas la corde de l’innovation mais de l’efficacité. Ça envoie des projectiles de partout, les coups ont un bon feeling et les combos rendent la maîtrise de votre personnage hyper gratifiante. Et même si 90% du temps vous allez spammer la touche carré (les 10% restants c’est rond), ça reste « visuellement agréable » faute de réelle courbe d’apprentissage des enchaînements. Pour ne rien vous cacher : j’ai attaqué le jeu en normal et je suis mort à tout casser 4-5 fois (et encore, tant j’exagère). Sur 30h de jeu mon quota de défaites font que l’on peut dire que le jeu d’Atlus n’est vraiment pas bien compliqué.

Chose que je déteste habituellement dans les RPGs : les interfaces. Souvent assez lourdes, complexes pour pas grand chose et peu intuitives, et même si mes vieilles habitudes ont tenté de m’éloigner le plus possible de ces coupe-action j’ai pris pas mal de plaisir à trafiquer dans le menu de création de potions ou dans les recettes de cuisines.

Eh oui ! Si Odin Sphere Leifthrasir est si original c’est aussi grâce à son système atypique d’expérience : vous ne gagnez pas de niveaux avec vos combats (enfin si mais très peu) mais en … mangeant ! Alors c’est certain que la réponse à l’adage « Dis-moi ce que tu manges, je te dirai ce que tu es » serait certainement « Un perso Opé Cheat qui a bouffé 200 steak tartare ! ». En plus de demander de soigneusement gérer votre pitance, le jeu vous demande pour vous faciliter la vie d’avoir recours à l’alchimie : « Ça fait quoi si je mélange trois Cubsbanes à une Matière ? » « Mon inventaire est plein, et si je préparais quelques potions ! » sont autant de pensées que vous aurez plaisir à mettre à exécution tellement l’interface est simple et le résultat pouvant changer la donne en combat.

Si vous voulez voir du gameplay en vidéo, j’ai tourné un petit truc ici.

Parlons maintenant de ce qui fait la plus grande spécificité d’Odin Sphere : son histoire. Vraiment le jeu ne n’usurpe absolument pas sa qualification de conte interactif. L’écran de lancement du jeu est d’ailleurs incarné par un 6ème personnage : une enfant qui lit les conte des aventures de chaque personnage. Sur la durée se taper 5 scénarios avec plus ou moins les mêmes boss et les mêmes personnages peut paraître un peu barbant, et c’est vrai. Il y aurait eu un 6ème personnage je pense que j’aurai lâché à regret le jeu, la répétition des arcs narratifs n’aidant pas à tenir éveillé sur certains protagonistes. Finalement c’est 30h plus tard que j’ai pu afficher les crédits du jeu et c’est grâce à cette promesse d’obtenir le fin mot de l’histoire via deux chapitres dédiés qui m’ont tenu en haleine !

Odin Sphere Leifthrasir
Les designs de boss sont sans doute les plus cool !

Odin Sphere Leifthrasir est à conseiller avant tout aux joueurs plaçant l’histoire au centre des attentes du jeu. Pour le challenge et la difficulté : je vous renvoie aux épreuves de Mario Party où vous devez spammer une touche d’action (certes, les meilleures).  Comme chaque produit Vanillaware, Odin Sphere est atypique dans sa manière de raconter : c’est beau, c’est onirique et c’est un peu triste aussi.

J’ai grave envie d’y jouer !Achetez-le ici.

La sorciere de Dragons crown ftw

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