Critique – Panzer Dragoon Orta

Panzer Dragoon Orta cover

Véritable OVNI vidéoludique de par son univers onirique et ses mécaniques de rail-shooter : Panzer Dragoon Orta restera pour moi une expérience singulière. Bien entendu je compte bien vous expliquer pourquoi j’ai trouvé l’expérience vraiment cool dans ce billet.

Premièrement, je tiens particulièrement à remercier le site How Long To Beat qui habituellement m’indique une durée de vie -à peu près- correcte pour un jeu que je souhaite terminer. Pour Panzer Dragoon Orta j’ai eu droit à un temps de 4h, parfait pour un bon dimanche après-midi ! Bon… Voilà… J’ai bien terminé le jeu en 4h, mais il faut retenir que ce temps ne prends pas en compte les -très- nombreuses morts qui doublent ou triplent le temps effectif passé sur le jeu. On vous ment, ne l’oubliez pas !

Panzer Dragoon Orta character
Bae N°387

Ceci dit, nous pouvons attaquer ! Panzer Dragoon Orta est donc un Rail Shooter sorti exclusivement sur Xbox en 2003, il fait suite à Panzer Dragoon I, II et au fameux RPG très (trop) côté de la Saturn : Panzer Dragoon Saga. Vous incarnez Orta, jeune fille délivrée de sa captivité par un mystérieux Dragon, son évasion va la conduire à la découverte d’un monde dévasté, rongé par la guerre et au rôle qu’elle va jouer dans tout cela. Bon l’histoire n’est vraiment pas le point fort du jeu, mais le contexte et l’univers font un taff remarquable et même si les dialogues se comptent sur les doigts d’une main, bah on adhère bien !

Je craignais que le côté Rail Shooter de Panzer Dragoon Orta soit plus une contrainte pour moi, le mode de jeu est finalement assez plaisant et suffisamment complet pour ne pas se sentir frustré. Le Dragon possède trois formes que vous pouvez sélectionner d’une seule pression sur la touche Y : Léger, Moyen et Lourd, chaque « poids » correspondent à une vitesse de déplacement et une puissance d’attaque. Les gâchettes de la manette vous permettent de regarder les côtés et l’arrière du Dragon, car ouais les attaques ne viennent pas que de face !

Panzer Dragoon Orta World
Les environnements sont tellement beaux !

Le jeu se divise en 10 chapitres qui malheureusement sont assez inégaux dans la difficulté. J’ai par exemple énormément galéré vers le chapitre 4-5 puis fait le suivant d’un seul coup. Par contre quand vous rencontrez un pic de difficulté le jeu se transforme en pattern à apprendre par cœur pour contrer les tirs ennemis, adopter la bonne forme au bon moment et enchaîner les dash avant à la seconde près. Toute cette phase d’apprentissage est vraiment sympa et pas trop rébarbative. Et puisque ce sera bon pour mon référencement de l’évoquer ici on peut dire que Panzer Dragoon Orta est un peu le Dark Souls du Rail Shooter.

Dur de ne pas parler de Panzer Dragoon Orta sans évoquer ce qui fait sans doute la force du jeu : son univers musical et sa direction artistique tout bonnement fantastiques. Bien entendu je peux vous citer ici les influences qu’a eu Jean Giraud (Moebius) sur l’univers de Panzer Dragoon, mais le jeu transpire tellement l’amour pour notre auteur qu’il n’est même pas nécessaire de le mentionner. A noter aussi cet habillage sonore très particulier à mi chemin entre les rythmes très arcade, les bruitages et parfois même le vide (je vous laisse celle-ci en exemple). Les pistes sonores de Panzer Dragoon Orta sont super oniriques et renforcent le sentiment de jouer à un jeu unique.

 En résumé j’appréhendais vachement le côté Rail Shooter de Panzer Dragoon Orta car pas super grand fan du genre, et pourtant j’ai pris énormément de plaisir à découvrir ce monde superbement souligné par le travail artistique des équipes de SEGA. Vous avez de la chance, cet opus est le moins cher de la série et est apparemment lisible sur Xbox 360, arrêtez de vous chercher des excuses et partez à dos de Dragon !

en allemand meme

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