Critique – Risk of Rain (PC/ Steam)

Si on part du principe qu’un jeu indépendant est un jeu misant très peu sur les graphismes, prônant le « vous comprenez c’est épuré » alors on peut dire que Risk Of Rain trône au sommet de l’indépendance. Minimaliste ou moche, à vous de juger moi je suis pas là pour trancher. Je suis par contre ici pour vous dire ô combien ce jeu est cool et addictif. Pour peu que vous ayez la chance de posséder ces êtres parfois pénibles que l’on appelle des « amis » Risk of Rain a de fortes chances d’égayer vos soirées.

Risk Of Rain selection personnage

Passé chez Kickstarter -où le jeu a connu un succès immense comparé à ses attentes- Risk of Rain est un jeu se jouant à la manière d’un plateformer dans un univers gigantesque comparé à votre avatar qui doit mesurer à tout casser 10 pixels de haut. Le jeu se déroule en plusieurs niveaux, chacun découpé en phases déterminées :

  • Phase 1 – Nous sommes téléportés dans le niveau : il faut trouver le plus rapidement possible le télé porteur du niveau suivant (placé aléatoirement). Pendant ce temps des monstres nous attaquent.

  • Phase 2 – Le portail est activé : un compteur de 90 secondes s’enclenche. Pendant ce laps de temps de nombreux monstres spawnent et un boss apparaît.

  • Phase 3 – Tout doit disparaître : le portail est opérationnel, mais ne peut être pris que si toute la zone est nettoyée des monstres encore vivants après le chrono.

Cette opération se répète quelques fois jusqu’au niveau final où le boss ultime nous attends. Bon jusque ici le jeu n’est pas ouf de chez ouf. Au pire des cas ce serait un jeu flash sympa que l’on payerai 1 ou deux euros. Mais là ou Risk Of Rain fait toute la différence c’est d’une part son système de loot aléatoire et sa jauge de difficulté indexée sur le temps : plus vous restez vivant et plus vous allez amasser d’argent et dépenser ceux-ci dans de l’équipement mais plus la difficulté du jeu ira croissante. Ajoutez à cela une mort du personnage définitive et vous obtenez une recette vraiment hyper addictive !

Quelques classes de personnages sont disponibles et possèdent chacune des caractéristiques uniques. Quand je dis « unique » c’est pas un mot que j’utilise comme dans un communiqué de presse par manque d’originalité : les personnages sont vraiment ULTRA différents. Si bien qu’aucun d’entre eux ne se joue de la même façon, d’ailleurs vous allez certainement mettre un petit moment pour trouver le personnage qui conviendra parfaitement à votre manière de jouer. D’ailleurs un seul personnage sera disponible de base, que ce soit pour les avatars, les objets lootables ou les artefacts (des modificateurs de partie) vous allez devoir farfouiller les niveaux pour en trouver de nouveaux, cette recherche du 100% compense -à mon sens- le manque de renouvellement du bestiaire et des niveaux de Risk Of Rain. D’ailleurs si les développeurs font un de ces 4 un DLC ils peuvent prendre mon argent sans prévenir, je réclame !

risk of rain objects
L’item log, ce catalogue tout génial :3

Point noir sur le tableau (enfin façon de parler, cette expression veux rien dire) : Risk Of Rain ne prends vraiment son intérêt que quand vous êtes au moins 3 dans la même partie. Seul ça reste sympa mais vous esquivez toute la partie engueulade, chouravage de coffres de ses alliés et cris simiesques échangés sur Skype. Seul c’est un jeu solide avec un vrai challenge, à plusieurs Risk of Rain vous révélera qui dans vos amis pratique la « puputerie » (terme de mon cru désignant Alexis Lemée). Au passage, notez que pour accéder au multijoueur en ligne, il va falloir ouvrir les ports de votre box pour permettre à vos potes de se connecter chez vous, je préfère prévenir car même si c’est pas compliqué à faire certains ne peuvent peut être pas avoir la main mise sur leur box.

Risk Of Rain est addictif, assez court (une partie c’est 40 minutes grand maxi), sympa à plusieurs et pas cher du tout. C’est clairement un de mes coup de cœur de l’année appliquant à merveille le théorème du jeu PC sur moi : soit j’y joue 10 minutes et je désinstalle, soit j’y passe des nuits blanches.

kel kokin ce dilan

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