Critique – The Amazing Spiderman 2 : Le Destin d’un Héros

Alors que j’ai passablement aimé le premier film de la (probablement) trilogie The Amazing Spiderman, voici que The Amazing Spiderman 2 sous titré Le Destin d’un Héros tente de faire l’unanimité et d’imposer la vision du héros de Marc Webb comme meilleure que celle de Sam Raimi (que perso j’aimais bien), découlant du syndrome que j’aime appeler « Post-Avengers » touchant les 3/4 des films de super-héros et caractérisé par un spéculaire tellement spectaculaire qu’il est spectaculaire qu’il frôle la destruction du monde entier à chaque fois qu’un mec tente de tuer UN seul pauvre bonhomme.The Amazing Spiderman 2 le destin

Peter Parker est toujours hanté par le fantôme du père de Gwen qui lui avait fait promettre de s’éloigner de sa fille, pourtant Peter l’aime et a besoin d’elle pour « supporter » les responsabilités qui pèsent sur ses épaules. Spiderman fait donc des Spidermaneries à tour de bras (à savoir : sauver des gens et sortir des blagues) jusqu’à ce que le tout se gâte.

Au niveau du casting on retrouve Andrew Garefield qui prends un pied monstre à jouer les araignées, Emma Stone et surtout le nouveau venu Dane DeHaan que j’avais adoré dans le film Chronicles (un Akira + X-men trop cool) et qui joue le sale gosse avec un naturel presque dérangeant. La question est donc : « ais-je aimé ce film ? » Oui et non, à plein de niveaux. En fait c’est un point de vue assez difficile à expliquer : habituellement on « adore » ou on « déteste » et on en ressort avec des arguments bien marqués. Pour The Amazing Spiderman 2 je lui reproche plein de choses mais je suis globalement ressorti content de ma séance.

The Amazing SpiderMan 2 Gwen Peter
La relation entre les deux est plus développé. Mais bon TROP peut être…

Une des choses les plus « dommages » de ce Spiderman c’est de multiplier les intrigues au point que certaines d’entre elles n’aboutissent à RIEN. De la même manière certains des ennemis emblématiques de l’araignée apparaissent si peu que ça en devient presque un caméo, à mon sens le film s’éparpille comme pour essayer de trouver où se trouve le point « fan-service » de votre anatomie. De cette manie de « tout » essayer, le film présente des longueurs assez atroces et devient looooong selon les séquences, trèèèèès long. Le film est rarement subtile et laisse la part belle à l’action, au moins les enjeux du scénario sont facilement compréhensibles. Un des meilleurs exemples de cette subtilité aussi adroite qu’un éléphant dans un magasin de porcelaines est la gestion des clin d’oeil, habituellement subtiles et destinés aux connaisseurs de l’univers. The Amazing Spiderman 2 nous fait manger du « Hey t’as vu c’est les bras du Dr Octopus !!!! » et du « Regardes on a mis Stan Lee en gros plan !!! Ici !!! ». Peu subtil et un peu longuet, que reste-il à Spiderman ?

Allez tout n’est pas à jeter ! J’ai même dit plus haut que j’avais globalement bien aimé, notamment grâce à l’esthétique impeccable du film : les éclairs d’Electro façon électrique-organique, le plan d’ouverture à la première personne, Andrew Garefield que nous regretterons à jamais de ne pas avoir sa place dans un The Avengers ainsi qu’un dénouement assez burné pour un film aussi Hollywodien. Même si The Amazing Spiderman 2 est un film transition vers le 3ème opus surement basé sur les Sinistres six (un groupe d’ennemis de Spiderman) il reste globalement un bon divertissement que je commence à un peu mieux apprécier que la trilogie de Raimi, mais pitié Webb apprends à couper ton film au montage !

Vilains

7 thoughts on “Critique – The Amazing Spiderman 2 : Le Destin d’un Héros

  1. J’y suis allée en néophyte (à entendre par là que je ne connais absolument pas les comics, même si mon copain les connait par cœur ^^), et j’ai bien aimé. Même si j’ai trouvé que le film souffrait de quelques longueurs (notamment les plans sur Gwen & Peter : pitié stop xD Mais apparemment, c’est aussi pas mal développé dans les BD…)
    Et la multiplication des intrigues, ça m’a un peu fait peur aussi. Genre « Ok. Il doit rester à peu près une demi-heure de film et en fait, l’autre là n’a toujours pas pointé son nez. ».
    En revanche, voilà, l’esthétique… Woohoo \o/
    Et j’ai beaucoup aimé la BO aussi (merci le clin d’oeil du groupe « The Magnificent Six » pour annoncer la couleur du 3 ^^).

    J’aime bien le fait que ta critique ne soit pas un « j’adore » ou « je déteste », justement, et qu’elle ne soit pas basée sur la fidélité au comic (j’en ai trop vuuuu xD) ! La fidélité d’une adaptation ne fait pas sa qualité, justement parce que je pense qu’une grande partie du public est allé le voir pour « Spiderman », et pas parce qu’ils avaient lu les comics et attendaient de les voir s’animer sous leurs yeux 🙂

  2. Je ne suis pas encore allé le voir. Ça ne devrait pas tarder à mon avis ;-).

    Pour ton information, il est prévu 4 films sur l’univers de Amazing Spiderman. Et on va manger du Spiderman tous les ans avec de nombreux spin off. Sont prévus les films Venom ou Sinister Six par exemple. C’est pour ça que le film introduit énormément d’ennemis et de personnages… Il faut préparer l’univers étendu. J’ai peur que cela ait effectivement été fait un peu vite.

    Concernant la réalisation, j’entends de plus en plus qu’il y a eu un grand nombre de scènes coupées. Par exemple Mary Jane devait apparaître et a finalement été retiré. Je pense que Sony est passé par là et a souhaite préparer son univers. Ils n’ont, j’ai l’impression, pas laissé Webb faire ce qu’il veut ;-). Enfin ce n’est que mon humble avis !

    1. Finalement Sony n’a pas grand chose pour développer un « univers » Marvel de la même ampleur que Marvel.

      Par contre, whaou 4 films 😐 Bon sur Venom je suis un peu curieux j’avoue :3

  3. Syndrome Iron Man 2. Grosse intro pour les spin-off (et encore, le plan qui dévoile le symbiote a été coupé) et pour le 3. Du coup, trop d’intrigues secondaires (putain l’histoire des parents qui mènent à un truc dont tu te doutes depuis le premier et qui est pas ouf), les revendications des méchants sont… ridicules, faut le dire (« Tu veux être mon ami ? » pitié), trop de longueurs, pas assez d’action (surtout qu’on a déjà tout vu dans les trailers au final), et un Parker plus égoïste que jamais. Le gros problème c’est que le film anéanti complètement l’apprentissage des responsabilités du premier. GG Webb.

    MAIS. A coté de ça, on a le meilleur Spidey jamais vu sur grand écran. Ca vanne sec, son costume est splendide, il est inventif et stratège (pas un coup de poing du film, bravo !), le spider-sense est bien utilisé et il virevolte comme jamais (omg les frissons à chaque fois). Les acteurs principaux sont irréprochables, Dehaan est un parfait petit Osborne, moins en Goblin, mais voyons dans la suite.

    Du coup j’suis sorti de la salle avec un sentiment de frustration, on est passé à côté de quelque chose de grand, de très grand. J’espère qu’ils apprendront de leurs erreurs pour la suite.

    1. Bha voilà, même constant. J’ai vu plein de choses que j’ai pas aimé et j’ai pourtant globalement apprécié l’ensemble. Avec le symbiote en plus je n’imagine même pas le bordel supplémentaire :/

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