[Test] Max Payne 3 – Xbox 360

J’aurais pu commencer ce test en disant que Max Payne 3 était la suite de Max Payne 2 qui lui-même découlait du premier opus, mais non ! On est comme ça nous ! En fait le background des premiers opus est tellement estompé et rappelé de manière très simple dans cet opus que cet opus ne gênera pas les nouveaux venus et c’est tant mieux, car j’ai dû jouer 1-2h sur Max Payne 1 à tout péter.

Pour info j’ai fait ma run en hard donc ce que je vais écrire ne va pas forcément être vrai pour tous les modes de difficulté !

Vis ma vie de filc à la retraite

Run & Gun

Globalement le gameplay est assez simple, on est dans un TPS classique avec en plus la « feature » spéciale des Max Payne à savoir le Bullet Time, cet effet qui consiste à ralentir le temps soit sans bouger soit durant un plongeon pour viser de façon plus précise. Je vous garanti que vous allez en abuser tant l’action demande d’abattre les ennemis avec logique et méthode. Oui on peut foncer dans le tas, mais uniquement en ayant très bien orchestré sa chorégraphie et en anticipant les mouvements de l’ennemi : après 6 ou 7 morts vous saurez que tel gars va se cacher derrière le tonneau, que son pote va vous viser depuis une fenêtre et que derrière vous un mec avec un fusil à pompe va débarquer. Ce besoin de « chorégraphier » les affrontements justifie l’abus du bullet-time et donne une cohérence au tout.

Une des deuxièmes choses qu’on notera dans le gameplay, c’est sa façon de récompenser vos tirs par de jolis ralentis. Le dernier ennemi tué de chaque vague est exécutée au ralenti et vous permet de dire « ouf » c’est terminé ! de ce côté c’est bien foutu, plutôt que de coller un compteurs de gus à l’écran qui est une façon un peu moins subtile de dire la même chose.

Survivre à une armée en étant bourré. Ok Respect…

Pop Corn & Joystick

Si on devait résumer en quelques mots Max Payne 3 c’est presque à coups sûr que vous y trouverez les mots « Bourré » « Ralenti » et « Cinéma ». Dit comme ça c’est un peu vague, mais j’ai tout mon temps pour vous expliquer… Il faut savoir que ce qui fait plus ou moins le lien entre les 2 premiers opus et celui-ci c’est l’alcool, il va symboliser la lente agonie de Max qui court après son passé en vain (c’est beau hein, c’est de moi) en terme de design cet état d’ébriété permanent se traduit par des effets visuels à l’écran (un mélange de scanlines et de flou, j’avoue que c’est hard à expliquer…). C’est un peu relou honnêtement, mais ça se calme à la moitié du jeu (sur Xbox la moitié du jeu est symbolisé par le passage au CD2).

Second point sur la réalisation générale de Max Payne : attentions amis allergiques aux cinématiques de Metal Gear ou Heavy Rain l’ami Max n’a pas la langue dans sa poche et l’histoire est très souvent racontée (par Max en voix off d’ailleurs). Moi ça ne me dérange pas plus que ça, mais attendez vous à ce que chacun des 13 actes soient découpé comme ceci : Narration – Gameplay – Narration – Gameplay – Narration. L’intrigue est complexe et se comprends au fur et à mesure. Ce choix de « raconter » se traduit en terme de level design par des niveaux très couloir sans embranchements, raccourcis possibles, même si sur certaines productions ce choix est pénalisant et « limite » le joueur dans Max Payne 3 j’ai pas trop été choqué par ça, si vous aimez collectionner des bidules en tout genres par contre vous pouvez vous amuser à choper les bouts d’arme en or de chaque level (pas passionnant mais bon).

Passage dans les Favelas, Max Reroll Terroriste.

Donc en gros …

Comptez 10-13 heures pour voir afficher le « fin » de Max Payne 3. Pour un TPS c’est une durée de vie tout à fait honnête, d’autant plus que l’expérience peut être prolongée en multijoueur – que je n’aborderais pas car non testé sur ma pauvre Xbox sans Live – voilà, globalement Max Payne est un bon jeu. Qui ne plaira peut être pas aux joueurs qui veulent jouer manette en main 100% du temps, mais pour les adultes qui rentrent du boulot le format des chapitres est parfait pour se faire une petite partie avant d’aller au pieu.

On regrette aussi certains choix artistiques (l’effet bourré un peu relou entre autres) qui feront qu’aucun thème marquant ne se démarque du jeu et le côté un peu trop poussé de l’anti-héros.

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Xbox 360

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