[Test] Catherine un jeu avec de l’amour en boîte

Dans tout les test que j’ai lu de Catherine avant d’entamer le jeu il était au moins une fois fait mention d’OVNI vidéoludique. Après avoir fait le jeu en long et en large (du haut de mes 15h j’affirme que la durée de vie est bonne) je ne vois pas du tout pourquoi on lui colle cette étiquette de curiosité sur console. Au contraire même je le trouve très actuel, addictif et bien construit (loin donc de la définition de l’OVNI même).

"Je suis dans la merde" Acte 1. FIGHT !

Une histoire de fesses.

Quand les premières images du jeu ont débarqué, tout le monde à pensé à un jeu de drague avec une connotation très érotique. Le jeu final est vraiment à l’opposé de ce que l’on s’était imaginé (je vois les deux pervers du fond qui sont déçus tiens). Catherine c’est une histoire avant tout, celle de Vincent Brooks, un éternel ado de 30 ans qui refuse finalement de grandir et de passer à l’age adulte. Alors que sa compagne Katherine le pousse à aller plus loin dans leur relations, il va rencontrer Catherine, jeune fille désinvolte et volatile qui est à l’opposé de sa conjointe strict et froide d’apparence. Ce jeu de choix va durer tout le long du jeu et plonger notre pauvre héros dans d’étranges cauchemars ou il doit lutter pour sa survie.

Vis ma vie d'homme infidèle.

Mon incroyable routine !

L’histoire de Vincent va de surnaturel en surnaturel, et cela dans un quotidien on ne peut plus banal. Il travaille le jour, retrouve ses amis au bar le soir pour boire un verre et retourne pioncer à son appart’, à partir de là c’est à nous de sauver le pauvre gars en escaladant des blocs dans ses cauchemars pour tenter d’échapper à une chute qui pourrait avoir pour conséquence sa mort.

On peut croire que cette répétition est frustrante et plombe le rythme de l’histoire. Au contraire, c’est le fait de retrouver chaque jour cette routine qui garanti un rythme au jeu, la question n’est pas de savoir « qu’est ce qu’il va se passer » mais plutôt « comment ça va se passer cette fois-ci ».

Le jeu est donc découpé en deux grandes phases : le soir où l’on récolte des informations, bois un coup avec ses collègues et une fois terminé ou l’on rentre se coucher. On entame alors la seconde phase ou le joueur est nettement plus actif et doit conduire Vincent au sommet d’une tour constitué de cubes à déplacer pour se frayer un chemin jusqu’au sommet. L’ennemi c’est le temps : plus on traîne et plus le niveau se désagrège et plus les risque de chutes mortelles sont élevés. Surprise, Catherine est un puzzle game !

Un des choix les plus dur de ma vie après "Bulbizarre ou Salamèche?".

La symbolique de l’histoire.

Finalement, en suivant l’histoire de Vincent, c’est un peu notre propre histoire que l’on suit. On est libre de certains choix qui influenceront sur la fin que l’on débloquera (et on peut même voir quel est a réponse sélectionnée par les autres joueurs en ligne, chouette idée). L’analogie de la tour à grimper peut être interprétée comme le passage à l’age adulte, avec tout ce que cela implique comme obstacles et comme échecs.

Ce jeu est un des plus riches en symbolique que j’ai jamais vu, peut être son coté adulte qui permet d’aborder des sujets sensible de façon subtil. Comme par exemple le fait que les autres « grimpeurs » dans nos rêves soit vus comme des moutons, mais notre personnage arbore une apparence presque normal : C’est des moutons, moi je suis différent. Le comble est qu’ils voient également Vincent comme un mouton, cherchez la symbolique.

Des défauts?

Une histoire prenante, des graphismes sympa (sans être non plus le top du top, mais le rendu est très beau), des séquences animés qui viennent renforcer le coté fiction interactive, un thème inédit dans un jeu vidéo et des musiques prenantes (quelque fois angoissantes, c’est selon). Catherine est une pure bombe ! Et je n’ai pas peur de dire que  je ne lui ai trouvé aucun défaut, en tout cas rien qui nuit à l’immersion du titre. Certains déplorent une trop haute difficulté dans le gameplay (et elle existe bien croyez moi), à contrario je trouve que c’est une force du soft ! Proposer un vrai challenge à relever ça cours pas les magasins de jeux vidéo ces temps ci. Savourez le bien donc !  :giggle:

Merci à Idealo du coup de m’avoir permis de découvrir ce jeu !

Jeux PS3 / Jeux Xbox 360

11 thoughts on “[Test] Catherine un jeu avec de l’amour en boîte

  1. Et merde, je voulais cul moi !!
    Je déconne, je suis vierge et pure. Très bon test, j’me tâte vraiment à acheter… mais quand on te lit, ça donne envie de vivre l’aventure o/

    Finalement, tu as pris Bulbizarre ou Salamèche ? 😀

  2. Je savais déjà que Catherine possédait des qualités mais je pensais pas à ce point, du coup je pense que je n’ai plus aucune raison de me retenir de l’acheter. xD
    En tout cas, content de voir que t’aies apprécié le titre et maintenant que t’es libre… va faire un PERSONA !

  3. @Kenny – Promis dès que J’en ai l’occasion je test un Persona promis ! En plus t’es pas le premier a me le recommander, d’ailleurs Vincent fait un cameo dans un des Persona, la boucle est bouclée 😛

    @Outer Heaven – Genre tu te la joue vierge effarouchée :cute: franchement comparé a tout ce qu’il se fait actuellement sur le marché ça vaux le coup ! En plus le thème abordé est quand même d’actualité finalement.

  4. Pour être précis, Vincent ne fait pas vraiment de caméo dans Persona 3, il y fait sa première apparition :p Il parle de cauchemar, de sa copine qui veut aller plus loin, sur le principe, c’est la même chose, sauf que c’est pas au Stray Sheep qu’on le rencontre et que ça se passe au Japon alors que de toute évidence, Catherine se passe aux USA. Maintenant, je me demande si quand ils ont fait Persona 3, ils avaient déjà Catherine en tête 😮

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